À Amqui, j’ai eu la chance de photographier une scène unique en son genre. C’était par un de ses matins froids de février. Le mercure était au moins 40 Celsius. Toutes les voitures avaient du mal à démarrer.
De mon hôtel tôt ce matin-là, je me suis dirigé vers un cours d’eau voisin. Un petit nuage de brume s’y déplaçant lentement, dans un mouvement pratiquement imperceptible. Je suis retourné à la course vers la voiture, qui démarrait pour se rendre travailler.
Sur la route, un arc-en-ciel est apparu à une centaine de mètres à peine. Semblant mesuré 20 mètres de haut, se profilant devant le paysage. J’ai demandé au chauffeur de s’arrêter, j’ai pu sortir et traverser la rue pour le photographier.
Arrivé au magasin, plus tard, dans le stationnement, je me rappelle avoir vu des flocons de neige, comme des cristaux reluisants, directement devant le soleil. Tellement il faisait froid, les flocons étaient invisibles, excepté directement dans le rayonnement du soleil.
Sur la photo, j’ai eu la chance de prendre la scène en entier. Comme quoi le soleil était caché par le balcon. Faisant en sorte de ne pas surexposer la scène. Et ne laissant passer que quelques rayons de soleil. Pour que l’on puisse distinguer quelques-uns des flocons, dans le coin gauche en bas, face à soleil.
Le vent ce jour-là était à son plus calme. Comme avec la brume au matin, la neige ne se déplaçait pas plus vite dans le stationnement. Les flocons se faisant voile de lueurs dans le levé du jour.
Cette photo d’arc-en-ciel en est une unique.
Cela en fait l’une de mes meilleurs prises.



